JUIN 2026

Canicule

Vers de necéssaires adaptations

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La succession des récentes périodes caniculaires nous rappelle avec insistance que le réchauffement climatique est en marche inexorablement.

En attendant un hypothétique et lointain arrêt de la production de gaz à effet de serre, il nous faut adapter notre environnement et mode de vie pour éviter les coups de chaleur sur les personnes. En première ligne sont les travailleurs, puisque ce sont eux qui font « tourner la boutique », sans  possibilité d’arrêter leur activité, de se mettre à l’ombre et d’attendre que ça passe.

Les effets sur la productivité des travailleurs

Selon l’OMS, la productivité au travail diminue de 2 % à 3 % par degré quand la température au thermomètre-globe mouillé (une mesure du stress thermique qui tient compte de la température de l’air, de l’humidité, de la vitesse du vent, de l’angle du soleil et de la couverture nuag

euse) est supérieure à 20 °C.

La législation

Le décret du 27 mai 2025 renforce les obligations des employeurs en matière de prévention des risques liés à la chaleur intense. Ce décret formalise la reconnaissance de la chaleur comme un risque professionnel majeur, impose des mesures concrètes pour limiter l’exposition des salariés, et prévoit une surveillance renforcée par l’inspection du travail afin d’assurer leur protection effective dès la survenue d’épisodes de chaleur intense. Il porte sur les points suivants :

  • La reconnaissance du risque chaleur,
  • Les seuils de vigilance météorologique : jaune (pic de chaleur), orange (canicule) et rouge (canicule extrême).
  •  Les obligations pour les employeurs en matière d’évaluation des risques, de mise en œuvre de mesures de prévention, d’aménagement des locaux
  • Les protections spécifiques pour les travailleurs vulnérables et durant les situations d’épisodes de chaleur intense

Il est à noter qu’il n’existe pas de seuil de température défini pour autoriser ou interdire le travail. En effet, chaque situation de travail est différente selon sa nature et la durée d’exposition, rendant impossible la définition d’un seuil limite.

Quelques propositions FO

La liberté vestimentaire
Ce serait tellement plus agréable pour les garçons de venir travailler en short, tee-shirt et tongs, … Sauf que c’est plutôt mal vu par notre Direction, qui estime que cette liberté vestimentaire est une atteinte à la bonne image de l’entreprise, surtout lorsque le salarié est en contact avec le client.
Nous notons toutefois que règlement intérieur ne mentionne aucune restriction.
Par ailleurs, ce genre de tenue est autorisée pour les filles. Au-delà d’une flagrante discrimination, il s’agit surtout d’un stéréotype vestimentaire qui enferme les hommes dans des costumes pour être pris au sérieux et les femmes dans des tenues « féminines » pour être acceptées. Il faudrait quand même sortir un jour de ce conformisme étriqué !!

L’aménagement des locaux
Nous souhaitons que tous les nouveaux locaux soient équipés de protections solaires (casquette, brise soleil, volets,…), végétalisation, ventilation naturelle, et autres dispositifs de lutte contre la surchauffe, et limitant le recours à la climatisation.
Nous souhaitons que les locaux actuels soient aménagés dans la limite du possible dans le même esprit.

Les déplacements
Les trajets des salariés sont bien souvent l’occasion de « prendre un coup de chaud ». Nous demandons à limiter tous déplacements à la stricte nécessité et à privilégier le télétravail.

Pour toutes informations complémentaires, vous pouvez nous contacter : ds.fo@fo-groupe-altran.com

Capgemini prend ses marques pour 2027

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En préambule

Pour une fois, FO va causer « politique politicienne », sachant que FO est toujours et indéfectiblement indépendante de tous partis politiques, ce qui n’empêche pas de porter un regard sur les politiques menées ou revendiquées par certains et qui ont, ou auront, des impacts sur la vie des salariés et des citoyens.

2027, les élections présidentielles

Depuis les élections législatives chaotiques de juin 2024, la France est dans l’attente d’une arrivée au pouvoir du Rassemblement National (RN) en 2027, arrivée « annoncée », mais néanmoins incertaine.

Dans cette perspective, le patronat français se positionne et choisit son camp : il s’agit de libéraliser toujours plus l’économie, ce qui signifie qu’il ne faut surtout pas que la gauche et notamment La France Insoumise (LFI) arrive au pouvoir en 2027.

Le Medef, représentant majoritaire du patronat, propose une combinaison de réformes budgétaires (limitation du déficit, suppression de taxes, opposition à l’ISF), de mesures d’emploi (augmentation du taux d’emploi, réduction des allocations chômage, soutien aux jeunes), et de réformes du droit du travail (monétisation des congés, suppression de jours fériés, allongement des jours de carence, restriction des ruptures conventionnelles, décentralisation des contrats courts, protection contre le temps partiel subi). Ces actions visent à stimuler la croissance, à alléger les charges des entreprises et à favoriser l’emploi tout en préservant un cadre social équilibré.

 

 

 

En conséquence, des rapprochements avec l’extrême droite et en particulier le Rassemblement National sont de plus en plus visible, alors qu’historiquement, le Medef considérait le Front National, ancêtre du Rassemblement National, comme un danger pour l’économie française.

En 2011, dans un livre « Un piège bleu Marine », écrit avec Rose Lapresle, Laurence Parisot, ancienne présidente du Medef, avait pris position contre Marine Le Pen. Elle pointait les risques que faisaient peser le Front National sur les institutions démocratiques. Elle dénonçait également ses incohérences économiques.

Désormais, l’actuel président du Medef Patrick Martin reçoit et discute avec Jordan Bardella et Marine Le Pen, les candidats putatifs du RN à l’élection présidentielle, « à visage découvert » et avec « l’accord des instances du Medef ».

Les faits et l’entremise de Capgemini

Un dîner s’est déroulé en avril 2026 au prestigieux restaurant Drouant à Paris. Contrairement aux rencontres passées qui étaient restées plutôt confidentielles, celui-ci a été largement relayé par la presse (notamment Le Nouvel Obs et l’AFP). Ce dîner a été organisé par Paul Hermelin, président du conseil d’administration de Capgemini et figure historiquement proche de la « gauche réformiste », mais qui a agi en tant que président de l’association « Entreprise et Cité », une structure qui organise régulièrement des rencontres entre des dirigeants de grandes entreprises et des responsables politiques de tous bords. C’est dans ce cadre institutionnel qu’il a orchestré la rencontre, affirmant vouloir confronter le programme du RN à la réalité économique.

Le dîner a réuni Marine Le Pen et Jordan Bardella du côté RN et le « gratin du capitalisme français », dont des dirigeants de LVMH (Bernard Arnault), TotalEnergies (Patrick Pouyanné), Accor (Sébastien Bazin), ou encore Engie et Renault.

Pour le RN, ce dîner visait à :

  • Rassurer : lever les inquiétudes des marchés et des grands patrons sur une éventuelle sortie de l’euro (abandonnée) ou des mesures protectionnistes radicales.
  • Écouter : Jordan Bardella s’est montré particulièrement soucieux de recueillir les doléances des entreprises sur la fiscalité et l’énergie.
  • S’institutionnaliser : montrer que le parti est désormais « fréquentable » par le CAC 40, au même titre que les partis de gouvernement traditionnels.

L’implication de Paul Hermelin a surpris certains observateurs en raison de ses liens historiques avec le Parti Socialiste (il fut directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn). Sa démarche a été interprétée de deux manières :

  • Il s’agirait d’une forme de « devoir de vigilance » pour s’assurer que les futurs décideurs potentiels comprennent les enjeux de la transformation numérique et de la mondialisation.
  • Cependant, ce type de rencontre participe activement à la banalisation du RN par les élites économiques.

Petite mise en perspective

Ce dîner et les multiples autres rencontres symbolisent le basculement d’une partie du patronat français qui, face à la possibilité de l’arrivée du RN au pouvoir, affiche ouvertement sa préférence vers une droite obsédée par l’immigration, l’islam et l’insécurité, tant qu’elle préserve le libéralisme économique, plutôt que de laisser le pouvoir à une gauche radicale et partageuse des richesses.

Cette situation dans laquelle sont alliés des milieux libéraux et économiques et une droite dure, conservatrice et anti-immigration n’est pas spécifique à la France. On peut citer en particulier les USA avec Trump et les géants de la Tech. Le résultat de ces rapprochements est invariablement un affaiblissement des services publics (éducation, santé, culture, …), un recul de la solidarité (conditionnalité et baisse des prestations sociales, …), une remise en cause des acquis sociétaux (avortement, mariage pour tous, droits des « minorités » type LGBT, handicapés, étrangers, femmes, …), un retour du patriarcat traditionnel (rôle de la femme, …) et bien sûr une régression des droits des salariés (délais de contestation raccourcis, limitation des droits aux allocations chômage, assouplissement des procédures de licenciement, temps de travail à négocier individuellement, …), sans oublier une violence d’Etat sans complexe (répression musclée envers tous manifestants, intimidations et contrôles au faciès, justice à deux vitesses, …).

Ceci n’est pas un délire de FO. C’est juste le scénario qui s’est déroulé dans l’Allemagne des années 30 : les élites économiques et les partis centristes et libéraux ont installé au pouvoir le parti nazi pour ne pas avoir des communistes à la tête de l’Etat. On sait ce qu’il est advenu par la suite de la démocratie et des droits de l’homme…

Nous vous invitons à lire « Les Irresponsables : Qui a porté Hitler au pouvoir ? (2025) » de l’historien Johan Chapoutot. Ce dernier constate des similitudes saisissantes entre ces années 30 et notre époque actuelle.

 

Position FO

Nous sommes extrêmement choqués que notre Entreprise, par le biais de son président du conseil d’administration, fasse la courte échelle à un parti politique d’extrême droite qui se distingue par son nationalisme, son euroscepticisme, son opposition à l’immigration et son populisme, sans oublier son climatoscepticisme (opposition aux mesures de lutte contre le réchauffement climatique), et son amour des pesticides (vote pour les lois Duplomb 1 et 2).

Nous pensions qu’après la vague de protestations des salariés à la suite de la révélation de contrats américains avec l’ICE (fourniture de services de recherche de personnes (skip tracing) afin de traquer les immigrés en situation irrégulière), notre employeur serait revenu à la raison, à son éthique et ses valeurs.

Nous avions constaté à cette occasion que les salariés avaient une réelle adhésion à ces valeurs et qu’en y dérogeant, Capgemini prenait le risque de perdre beaucoup. Nous déplorons malheureusement que notre employeur est prêt à rechuter.

Nous enjoignons notre employeur à réagir positivement, à réaffirmer ses valeurs humanistes et à afficher une neutralité absolue en matière politique.

Pour toutes informations complémentaires, vous pouvez nous contacter : ds.fo@fo-groupe-altran.com

La Prime de vacances

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La prime de vacances sera versée fin juin. Tous les salariés, quel que soit le type de contrat (CDI, CDD, apprenti, contrat pro, temps partiel), auront la prime, mais d’un montant différent selon l’ancienneté :

  • 750 euros bruts pour les salariés présents en continu du 1er juin 2025 au 31 mai 2026.
  • Un prorata de 300 euros bruts selon le temps de présence pour les salariés embauchés après le 1er juin 2025.

Les exceptions et cas particuliers

Les salariés ayant eu des périodes de suspension du contrat de travail non rémunérées (congé sans solde, congé parental à temps complet, …) durant la période du 1er juin 2025 au 31 mai 2026 auront une proratisation de la prime selon l’ancienneté :

  • Un prorata de 750 euros bruts selon le temps de présence pour les salariés embauchés avant le 2 juin 2025,
  • Un prorata de 300 euros bruts selon le temps de présence pour les salariés embauchés après le 1er juin 2025.

13 juillet 2026:

RTT Employeur?

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A ce jour, parmi les 4 à 6 jours de RTT/JNT  Employeur par an, seul le vendredi 15 mai (ascension) a été imposé à l’ensemble des salariés. Il reste donc 3 à 5 jours RTT Employeur à « imposer », sachant qu’un délai de prévenance de 8 jours calendaires doit être respecté pour rendre cette imposition recevable.

Nous avons constaté que le lundi 13 juillet 2026 venait d’être imposé à de nombreux salariés par leur management de proximité. Certains ont été informés au préalable tandis que d’autres l’ont découvert au moment de poser des congés pour ce mois de juillet.

  • Il est donc possible que des salariés soient en RTT Employeur ce 13 juillet et qu’ils n’en soient pas informés !!
  • En conséquence, nous recommandons à tous les salariés qui pensent ne pas être en RTT employeur ce jour-là de vérifier sur Replicon s’ils sont ou pas en RTT employeur et éventuellement qu’ils n’ont pas posé ce jour en congé payé.

Rejoignez-nous :

ds.fo@fo-groupe-altran.com

IdF et HdF : David GOMÈS

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Est : Julien Do NASCIMENTO

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Sud-Ouest : Xavier CRAIPAIN

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Ouest : Marjorie Lepetit

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Rhône Alpes : Pierre VETTORI

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Méditerranée : Ludovic GAUTIER

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Directeur de publication : Pierre VETTORI