Janvier 2026
Malgré toutes les misères du monde et un employeur pas toujours à la hauteur, FO vous souhaite, une excellente année 2026, pour vous, votre famille et vos proches.
Pour cette nouvelle année, vous pouvez compter sur FO pour mener des combats, défendre des positions, porter des revendications pour votre salaire, vos conditions de travail, votre temps de travail, …
FO sera toujours présent, à vos côtés, pour vous accompagner et vous défendre.
2 400 suppressions de postes
Une annonce brutale
Notre employeur patine un peu pour trouver de nouveaux relais de croissance et se voit stagner plutôt dangereusement depuis plusieurs mois. La conséquence évidente est d’envisager de se délester d’une partie de ses salariés et d’espérer des gains de productivité avec l’utilisation d’IA. Ainsi, l’ensemble du groupe Capgemini vient de lancer une vaste opération de « 2 400 suppressions de postes » avec des reclassements et des départs volontaires. Ceci a été annoncé notamment par un communiqué de presse le mardi 20 janvier dernier
Notre employeur va proposer soit une reconversion vers tous les métiers tournant autour de l’IA ou supposés porteurs d’avenir soit un départ de l’entreprise via une rupture conventionnelle collective (RCC).
Des mesures d’accompagnement à mettre en place
Après une présentation du projet au CSE le 29 janvier, des négociations au niveau Groupe avec les Organisations Syndicales, dont FO, vont être lancées très prochainement pour définir les conditions de reclassement et de la RCC.
A priori, les mobilités, internes et externes, seront uniquement basées sur le double volontariat « salarié et Capgemini ». Une nième réorganisation de l’entreprise sera menée en parallèle pour redistribuer les fonctions et responsabilités de chacun.
Qui est concerné ?
Tout le Groupe Capgemini est impacté sauf les entités Invent et Corporate.
Par ailleurs, il est à craindre que les salariés de quelques secteurs d’activité tels que l’automobile, l’industrie, … subissent des pressions pour accepter un départ de l’entreprise, même s’ils ne sont pas volontaires, et la partie « technologie » d’Altran risque d’être particulièrement touchée.
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Position FO Bien entendu, nous vous tiendrons informés des conditions des dispositifs mis en place au fur et à mesure de leur avancement et nous vous conseillerons au mieux de vos intérêts. Pour toutes informations complémentaires, contactez-nous : |
2026: Ce qui change
Nous ne finissons toujours pas de subir les conséquences de la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024. Nous sommes entrés depuis cette date dans une instabilité politique chronique et nous assistons à une succession de gouvernements minoritaires, appliquant ou tentant d’appliquer des mesures d’austérité à l’ensemble des citoyens et, en particulier, des travailleurs afin de réduire drastiquement les déficits budgétaires de la France et de la Sécurité sociale.
L’argent
Origine et état des déficits
Sécurité sociale
Elle affiche un déficit de 22,1 Mds € en 2025 sur un budget de 666 Mds €, après un déficit de 15,3 Mds € en 2024, ce qui donne une dette cumulée de 65 Mds €, principalement dû à l’explosion de la dépense maladie (CPAM), avec une forte augmentation des arrêts maladie.
Un PLFSS 2026 (Projet de Loi de Finance de la Sécurité Sociale) a été promulgué le 31 décembre 2025 avec un objectif d’équilibre financier, de manière à renouer avec une trajectoire pluriannuelle de retour à l’équilibre de la Sécurité sociale. Il apporte une série de mesures censées limiter les dépenses ainsi que quelques autres mesures amenant un progrès social.
A partir de ce PLFSS 2026, découle toute la protection sociale des salariés, c’est-à-dire la prise en charge de leur santé, le montant de leur mutuelle, le montant de leur future retraite et, in fine, le montant de leur salaire net en fin de mois.
Budget de la France
Le déficit public atteint 155 Mds € en 2025 vs 172 Mds € en 2024, ce qui donne une dette cumulée de près de 3 500 Mds €. Il est à noter que cette dette a augmenté de près de 1 000 Mds € depuis 2017, soit durant toute la période Macron, une période durant laquelle le libéralisme « libéré » devait apporter croissance et richesse avec ruissellement vers les classes les plus défavorisées.
Le PLF 2026 (Projet de loi de Finance) a pour objectif de ramener le déficit en-dessous de 5% du PIB (vs 5,4% en 2025) est difficile à faire passer et d’innombrables discussions entre parlementaires et gouvernement ont prolongé le débat jusqu’à fin janvier 2026. Il a fini par passer en force avec le 49.3.
Ce PLF 2026 va définir les nombreuses mesures d’économies tous azimuts qui auront forcément un impact sur le pouvoir d’achats des salariés.
Inflation et SMIC
Après la forte inflation de la période post-covid, le taux d’inflation a été de 0,95% en 2025. On notera que ce sont les prix de l’énergie qui ont tiré l’inflation à la baisse (-6,8%).

Cette faible inflation n’implique qu’une modeste revalorisation du SMIC. Au 1er janvier 2026, le SMIC a été revalorisé de 1,18 %, s’établissant à 1 823,03 € brut/mois pour un temps plein, contre 1 801,80 € brut/mois en 2025.
Pour rappel, le SMIC est indexé sur l’inflation mesurée pour les 20 % des ménages ayant les revenus les plus faibles.
➢Il est évident que cette faible inflation sera un argument de poids pour notre Direction pour ne pas augmenter significativement les salaires.
Salaire minimum conventionnel (SMH)
En 2025, les négociations entre patronat et organisations syndicales pour une revalorisation de la grille de salaires minimaux hiérarchiques (SMH) ont échoué. La grille de l’accord de branche de juin 2024 est donc restée d’actualité.
Toutefois, cette année, elle devrait légèrement progresser. En effet, le premier niveau – position 1.1 / 240 ETAM – est inférieur au SMIC.
Salaires minimaux ETAM

Salaires minimaux Ingénieurs et Cadres

Une fois de plus, il est à craindre un nouveau tassement vers le bas des salaires de la branche professionnelle.
Plafond Sécurité Sociale (PSS)
Le PSS est augmenté, passant de 3 925 €/mois à 4 005 €/mois, soit 48 060 € en valeur annuelle.
Pour rappel, le PSS est un montant de référence utilisé pour définir les prestations et cotisations sociales.
Pour Altran, le PSS détermine également le type de contrat de travail :
Attention, il peut y avoir deux exceptions :
Vos frais professionnels
A ce jour, la politique de frais Altran est toujours sur la version de septembre 2024. En principe, il devrait y avoir une mise à jour prochainement. Nous vous tiendrons informés de toute évolution.
Votre formation CPF
Depuis le 2 mai 2024, une participation du salarié pour le financement des formations éligibles au CPF (Compte Personnel de Formation) est devenue obligatoire. Elle était de 100 €, quel que soit le coût de la formation. Pour 2026, la participation a été revalorisée à 103,20 €.
Toutefois, cette participation peut être prise en charge par l’employeur.
Votre épargne
Le taux de rémunération des nouveaux PEL (Plans d’épargne logement) passe 1,75% à 2%. Les PEL ouverts avant le 1er janvier 2026 ne sont pas impactés par ce nouveau taux.
Le taux du Livret A, ainsi que le LDDS (livret de développement durable et solidaire) passeront de 1,7% à 1,4% au 1er février 2026.
Les rendements des fonds en eur
os des contrats d’Assurance-vie devraient se stabiliser autour de 2,5 % à 3 % brut.
Votre impôt sur le revenu
A priori, le barème de l’impôt sur le revenu sera revalorisé (+0,9%) pour suivre plus ou moins l’inflation et éviter une hausse fiscale liée au glissement des salaires.
Les cotisations sociales
Cotisation vieillesse déplafonnée
Elle augmente légèrement au 1er janvier 2026 pour atteindre 2,11% (part patronale), contre 2,02% auparavant.
Heures supplémentaires
Une déduction forfaitaire des cotisations patronales de 0,50 €/h est instituée pour les entreprises de plus de 250 salariés.
Rupture conventionnelle
À partir du 1er janvier 2026, la contribution patronale forfaitaire sur les indemnités de rupture conventionnelle passe de 30% à 40% du montant brut de l’indemnité.
Cela veut dire que la rupture conventionnelle devient un peu moins intéressante financièrement pour l’employeur.
La protection sociale

Encadrement des arrêts maladie
A partir du 1er janvier 2026, les arrêts de travail sont plafonnés à 1 mois pour la première prescription et 2 mois pour chaque renouvellement, avec des exceptions possibles pour justifications médicales.
La limitation des arrêts maladie devrait mécaniquement augmenter le nombre de consultations et, in fine, ne pas avoir l’effet recherché, à savoir faire des économies.

Retraites : une pause dans la réforme
Fait notable, 2026 marque une suspension temporaire du calendrier de relèvement de l’âge légal pour certaines générations (1964 à 1968). Le gouvernement a choisi d’aménager la réforme « Borne » pour apaiser les tensions sociales, tout en facilitant le cumul emploi-retraite après 67 ans. Cette suspension sera à renégocier en 2027, à l’occasion des prochaines élections présidentielles.
Handicap
Remboursement des fauteuils roulants : la prise en charge intégrale est désormais effective via un guichet unique.

Le congé de naissance supplémentaire
Ce nouveau congé permet aux parents, après l’expiration de leur congé de maternité, de paternité ou d’adoption, de bénéficier d’un congé supplémentaire, indemnisé, pour s’occuper de leur enfant.
Ce dispositif remplace progressivement l’ancien « congé parental » pour offrir une solution plus courte mais mieux rémunérée.
La durée du congé est assimilée à une période de travail effectif pour la détermination des droits liés à l’ancienneté. Le salarié conservera le bénéfice de tous les avantages qu’il avait acquis avant le début du congé.
Des décrets d’application sont à venir pour préciser certains points.
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IdF et HdF : David GOMÈS

Est : Annette WALTER

Est : Julien Do NASCIMENTO

Sud-Ouest : Xavier CRAIPAIN

Ouest : Marjorie Lepetit

Est : Pascal BOUGRAT

Rhône Alpes : Pierre VETTORI

Jean-Luc BOUSCARY
Directrice de publication : Annette Walter
